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Plantes de pépinière

    Hyères, au cœur des palmiers.

    Quel que soit le chemin emprunté pour accéder à cette ville historique, ce que l’on découvre au premier regard, ce sont des palmiers. Avec pour écrin le bleu du ciel et de la mer et le rose cuivré des vieilles pierres, plus de dix mille palmiers jalonnent la ville.

    Dans cet environnement privilégié, Hyères préserve sa douceur de vivre.

A Hyères, l’introduction massive du palmier s’est faite dès le début du XIXe siècle.
D’abord collectés par des navigateurs et des amateurs d’exotisme, des plants sont envoyés régulièrement vers les villes du sud de la France.
La douceur hivernale du climat de Hyères attire alors tous les nobles et notables d’Europe. Pour agrémenter les jardins qui entourent leurs somptueuses villas, ils développent rapidement la présence du palmier.
Parallèlement, quelques horticulteurs locaux entre 1830 et 1860, développent les plantations à partir de semis : en relation avec les botanistes-voyageurs, ils intensifient les échanges et à la fin du XIXe siècle c’est déjà plus de cent espèces et variétés de palmiers qu’ils diffusent dans toute l’Europe.

Le palmier de Hyères
Issu de graines en provenance des Canaries, semées dans des serres en Belgique, le Phoenix canariensis,  est introduit à Hyères en 1867 et ses graines sont commercialisées dès la fin du XIXe. Au début du XXe siècle, la plaine de Hyères se convertit, à sa culture et en 1910 c’est plus de 40 hectares qui sont consacrés à la culture de ce palmier appelé désormais “Palmier de Hyères”.
Malgré une situation climatique exceptionnelle qui permit le développement de nombreuses espèces, les gels de 1929, de 1956 et 1985 eurent  raison des spécimens les plus fragiles. Chaque fois la ville et les particuliers entreprirent d’importants programmes de replantations. Un patrimoine amoureusement entretenu et sans cesse enrichi qui a valu à la ville
de Hyères d’accueillir en 2002 la Biennale mondiale du palmier.

Que de palmes, entre ciel et terre
Pour mieux appréhender la ville d’un seul regard, il faut monter l’admirer du magnifique point de vue qu’offre le Parc Saint-Bernard, situé au pied de la Villa Noailles. De ce merveilleux jardin rassemblant une superbe collection de plantes méditerranéennes, l’on découvre en contrebas ces longs rubans de verdure que sont les avenues de Hyères, plantées de palmiers.
Le long de l’avenue Godillot qui s’étire sur deux kilomètres, les Phoenix canariensis et quelques dattiers ponctuent le bitume telles les colonnes d’un temple grec. Avenue Geoffroy Saint-Hilaire vous rencontrerez beaucoup de Chamaerops humilis, particulièrement choisis pour leur excellente résistance au froid.

Un jardin extraordinaire
Avenue Ambroise Thomas, à quelques minutes du centre ville, le jardin Olbius Riquier fut créé en 1862 par Geoffroy Saint-Hilaire pour être une annexe du jardin d’acclimatation de Paris.
Cédé à la ville en 1868 par Mr Olbius Hyppolite Riquier, son propriétaire, il est très intéressant par la richesse de ses collections botaniques : plantes de talus comme les agaves, les cactées et les yuccas (dont un géant datant de 1880), de nombreuses variétés de bambous et une riche collection de palmiers intéressante  par sa diversité variétale et enrichie en permanence d’espèces nouvelles par les jardiniers municipaux. Quelques spécimens attirent particulièrement le regard, comme ce groupe de cinq Washingtonia filifera d’environ 20 mètres de haut ou ce Jubea spectabilis, vénérable ancêtre de 120 ans.

L’ouverture d’un jardin de palmiers
La ville de Hyères, en partenariat avec le conservatoire botanique de Porquerolles, le parc national de Port Cros et l’association “Les Fous de palmiers”, met en œuvre, sur l’île de Porquerolles, un projet de grande envergure, intégré dans un ensemble d’habitations : il s’agit du “Jardin des palmiers”, planté sur un hectare. Le développement des espèces endémiques ira de pair avec la conservation d’autres collections venues du monde entier. Ce lieu unique au monde sera ouvert au public à partir de juillet 2003.

Un prestigieux concours
Récompensées par le label quatre fleurs, les villes de Hyères les palmiers et Bormes-les-Mimosas ont été désignées en 2003 pour représenter la France au Concours Européen de fleurissement. Le jury (les 21 et 22 juin) devra se prononcer sur des critères de qualités des espaces verts, (aspect esthétique et techniques utilisées pour le respect de l’environnement), de la politique d’implication de la municipalité comme des particuliers et des actions en faveur de l’éducation à l’environnement auprès des enfants.

Palmophiles réunis
Au sein de leur association “Les Fous de palmiers” collectionneurs, botanistes avertis, passionnés de palmiers, partagent leurs connaissances, leurs expériences de cultures, échangent des graines, des plantes… Cette association soutient toutes les initiatives de conservation et de développement de ce patrimoine végétal, elle publie une revue trimestrielle et a constitué une très importante bibliothèque.

www.chez.com/palmiers
Renseignez-vous à :
La Maison du tourisme
de la Provence d’Azur
Tél. 04 94 38 50 91 - Fax : 04 94 38 61 78
Site Internet : provence-azur.com
Email :
réservation@provence-azur.com

Publié en 20/03/2003

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