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Plantes de pépinière

    Le parcs floral de la Source à Orléans

    le jardin des délices et de tous les enchantements...

    Du jardin d’Iris, camaïeu sorti des Nymphéas de Monet à la serre aux papillons multicolores, du jardin de la Source à la Grande Volière, du potager entouré d’une vague d’osier à la roseraie, le visiteur du Parc Floral de la Source à Orléans découvre, dans un espace de 35 hectares, 4000 arbres et une nature généreuse, travaillée avec amour par la main de l’homme. Autour de la source bouillonnante du Loiret de grands travaux de rénovation ont redonné au Parc floral, depuis 1994, sa vocation patrimoniale et touristique.

Les riches heures d’un Parc floral

Créé en 1964 sur un domaine déjà connu sous Clovis, le Parc avait connu au fil des siècles de nombreux propriétaires. Au début des années soixante, les 410 hectares qui composent le Parc, sont achetés par les collectivités locales, et sont partagés entre la ville nouvelle de la Source, l’Université et le Parc floral. Dans une région horticole très réputée, le Parc a tout de suite trouvé une mission : être la vitrine de l’horticulture régionale, un parc de détente pour les Orléanais et un site touristique. Les Floralies Internationales, organisées dans cette optique en 1967, attirèrent près de 2,3 millions de visiteurs. 

Depuis 1994 un ambitieux projet de réaménagement est en cours. Nadia Loury, directrice du Parc, géographe et naturaliste de formation, mène avec passion les travaux de réhabilitation et la création de nouveaux espaces d’animations. « Il fallait retrouver une géométrie dans la structure du parc, redonner du sens aux jardins, dit-elle, une rénovation de fond était nécessaire. Il s’agit ici de gérer un patrimoine dans le temps, il faut imaginer le parc dans cinquante ou cent ans. Donner de l’espace aux arbres pour se développer, créer des thématiques exceptionnelles. » Nadia Loury est une femme de nature mais aussi de culture. Sensible à l’art et à l’architecture, elle fait appel à de nombreux architectes et artistes pour concevoir les espaces et donner une personnalité au Parc. Elle travaille beaucoup sur le thème de la couleur.
Ainsi le Jardin d’iris, dit Tableau d’Iris, œuvre de Jean Grelier, propose plus de 940 portraits d’iris classés Collection Nationale Végétale Spécialisée. Ils sont présentés en arc de cercle ou en coupelles sur des troncs d’arbre disposés en mikado, à l’intérieur de murs en pisé. 180 nuances de bleus créent alors, dans ce jardin de poète, une mer parfumée. Jardin graphique qui enchante les visiteurs, très nombreux à venir à “la journée de l’Iris” (aux alentours du 20 mai), questionner les jardiniers, actifs sur les lieux, et prendre des idées d’aménagement pour leur propre jardin. Dans le même esprit, sur les berges du Loiret, la nouvelle Roseraie, dite du Miroir, réalisée par Eric Ossart, décline en couleur le vocabulaire amoureux. Quatre cents variétés pour dire en blanc l’instinct et l’innocence, en rose, le romantisme, et en rouge, la passion. Pergolas en bois de red cedar, plancher de séquoia pour une promenade autour du bassin, feront, en 2002, quand les roses seront dans leur plein épanouissement, un délicieux espace où prendre le thé.

Une nature très cultivée

« C’est très important de déclencher une émotion poétique », ajoute Nadia Loury. « On ne voit pas toujours le merveilleux. Il faut parfois aider à le voir. Par exemple, dans le Jardin de la Source, 35 variétés de fougères - dont quelques arborescentes - mêlées aux rhododendrons, des plantes de lieux humides suggèrent la présence, non loin, de la Source, du Loiret. Cette dernière est une résurgence de la Loire, phénomène rare en France. Une brumisation artificielle déclenchée toutes les dix minutes forme un fin brouillard vaporeux et mystérieux qui accentue la mise en ambiance. »

Non loin de là, la Grande Volière joue aussi l’harmonie entre nature et artifice. D’une architecture résolument moderne, elle s’élance sur deux mâts inclinés de 18 mètres de haut. Aérienne, une membrane quasiment invisible est constituée de résille métallique où l’oeil se perd et ne distingue plus le dedans du dehors. D’un côté les insectivores, de l’autre les petits échassiers. Les Ibis, eux, ne s’y trompent pas et semblent heureux de leur condition. Il en va de même pour les papillons qui évoluent dans la Serre tropicale située de l’autre côté de l’axe principal du Parc. Dans ce bâtiment de forme ronde, volettent des papillons exotiques, venus de fermes d’élevage du Costa Rica ou des Philippines ou d’ailleurs, choyés sur place par un spécialiste qui se fait un plaisir de partager sa passion avec les curieux. La mission pédagogique du Parc constitue un point fort de la politique menée.

De nombreuses animations proposées tout au long de l’année en témoignent. Le Potager extraordinaire à lui seul répond à cette demande. Conçu par des élèves de 2ème année de BTS du lycée privé de l’horticulture et du paysage d’Orléans en collaboration avec l’équipe horticole du Parc Floral, il a été inauguré dans sa nouvelle conception le 7 septembre dernier. Résolument contemporain, il s’étend désormais sur 600 m2 (au lieu de 400 m2 auparavant) et bénéficie du partenariat officiel du magasin de Truffaut Orléans. « C’est un potager fleuri, explique Nadia Loury, où nous cultivons, sur de petites parcelles, légumes traditionnels et légumes oubliés, capucines ou oeillets d’Inde. A côté de ce jardin, deux autres, circulaires, s’ouvrent à nous. Un pour les plantes aromatiques et les condimentaires ; l’autre pour mettre en valeur chaque année une espèce différente : condiments, salades, courges...
Puis, nous nous sommes interrogés sur la façon de clore ce potager. Une clôture qui aurait du charme. Nous avons confié ce projet à un artisan de renom, Eric Renault. Il a fabriqué un mur d’osier en forme de vague végétale de 50 mètres de long sur 3 mètres de haut en utilisant 25 types d’osier. Ici, une fenêtre comme un oeil s’ouvre dans l’osier ; là, des poches aménagées dans la matière reçoivent des végétaux.  Une réussite. »  Un potager de rêve pour apprendre, que l’on soit petit ou grand, à cultiver son jardin. Tout est prévu, même la cabane à outils, les cloches, les châssis, le compost et les précieuses explications du jardinier... Voisin du Potager, le Jardin de dahlias vous offrira plus de 180 variétés aménagées dans un ensemble géométrique alternant massifs floraux et gazon.

Reste-t-il encore des projets en suspens ? Oui !

La construction d’une serre de 50 m2 mariant l’acier et le verre dans le potager ; la réouverture du restaurant vers 2003, dans le bâtiment de Louis Arretche, une magnifique cathédrale de verre, située en surplomb du parc. Autant de raisons, s’il en fallait, de voir et revoir ce Parc floral, en toutes saisons et par tous les temps.

PARC FLORAL  DE LA SOURCE

45072 ORLÉANS cedex 2
Tél. : 02 38 49 30 00
• Accès par autoroute A10, sortie Orléans-la Source
• Accès par RN 20, direction Vierzon - Bourges, sortie St-Cyr-en-Val.
Le Parc est ouvert tous les jours de 9h à 18h.
Aires de pique-nique abritées et ombragées.
Pour en savoir plus :
www.parcfloral-lasource.fr
Parcfloraldelasource@wanadoo.fr
Publié en 21/02/2003

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