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Plantes de pépinière

    Les plantes de terre de bruyères

    Parés d’une éblouissante palette de couleurs printanières, azalées et rhododendrons se prennent à juste titre pour les reines et rois des massifs de terre de bruyère.
    Et puis il y a la cour : l’élégant magnolia, le fier camélia, les majestueux hortensias, le flamboyant érable japonais, les délicats kalmias et les étonnantes andromèdes. Tout ce joli monde rivalise de grâce et de séduction pour notre plus grand plaisir.

    Des plantes dont il est difficile de se passer...

Ce matin d’avril, des flocons de pétales se répandent comme de la neige sur les pelouses.
Au loin, les vallons ont pris les couleurs de l’arc-en-ciel. Rhododendrons et azalées sont en fleurs. En Bretagne, en Normandie, au sud de l’Angleterre, sur les rives du lac Majeur en Italie… le spectacle grandiose de certains sujets atteignant 10 m de hauteur attirent les foules, à l’instar des cerisiers d’ornement au Japon. La terre naturellement acide de ces régions, associée à un climat assez humide en été et plutôt doux en hiver, favorisent un épanouissement optimum. Ces conditions idéales conviennent non seulement aux azalées et aux rhododendrons mais à toute une famille de plantes à la floraison particulièrement généreuse : camélia, hortensia, magnolia, piéris, kalmia… Pour simplifier, mais aussi pour bien insister sur une exigence vitale pour elles, elles ont été baptisées “plantes de terre de bruyère“.

La terre de bruyère naturelle et providentielle est à la fois acide, siliceuse et riche en matières organiques humus). On la trouve le plus souvent sous le couvert des forêts, où fleurissent en abondance les bruyères sauvages. Dans certaines régions (Bretagne, Normandie, Sud-Ouest, Roussillon), les sols acides forment de grandes étendues. A d’autres endroits, ils sont plus localisés (Alsace, Vosges, Massif Central, Alpes, Ile de France ...). Toutes les expositions conviennent aux arbustes de terre de bruyère si l’on prend soin de maintenir la fraîcheur du sol en été et de les protéger du vent et des embruns. L’idéal est un ombrage léger diffusé par de grands arbres durant les heures les plus chaudes de l’année. Au soleil, l’installation d’un arrosage par micro-aspersion ou goutte-à-goutte est recommandée, pour permettre à vos plantations leur plein épanouissement. Dans un petit jardin, le meilleur endroit pour les accueillir est situé au nord-ouest de votre maison. Votre sol est à tendance acide si l’oseille sauvage, le genêt, la prêle, la digitale...  s’y développent.
Plus précis encore que l’observation de la flore spontanée, le kit d’analyse de sol est peu onéreux et facile d’emploi. Si le pH (potentiel Hydrogène) indique 7 votre sol est neutre, en dessous de ce chiffre il est acide et au-dessus il est calcaire.

La plantation

• Dans un sol calcaire, réalisez une fosse de 50 à 60 cm de profondeur et prévoyez une largeur en fonction du massif souhaité. Après avoir extrait toute la terre d’origine, tapissez les parois verticales et le fond de la fosse d’une double épaisseur de feutre “Nortène“ pour empêcher les racines d’atteindre la zone calcaire. Au fond du trou, installez un lit de graviers ou de sable grossier. Cette couche, d’environ 10 cm d’épaisseur, suffit pour assurer le bon drainage du massif. Remplissez la fosse de terre de bruyère véritable “TRUFFAUT“ (70%) et de tourbe blonde (30 %) enrichie d’engrais plantes de terre de bruyère et hortensias “TRUFFAUT“.

• Dans un sol neutre à légèrement acide (pH inférieur à 6,5), la technique de plantation est beaucoup plus légère. Vous pouvez vous contenter de creuser un trou pour chaque plante. Placez une couche drainante au fond du trou puis garnissez-le de 1/3 de terre de jardin et de 2/3 de terreau Terre de Vie® pour plantes de terre de bruyère “Georges TRUFFAUT“.

Aux bons soins des végétaux

Les plantes de terre de bruyère forment un important système racinaire, aussi dense qu’un feutre. Pour favoriser leur reprise, n’hésitez pas à inciser verticalement ce feutre à plusieurs endroits. Lors de la plantation immergez la motte dans l’eau et assurez-vous ensuite que votre massif soit constamment humide. Après quelques semaines, n’hésitez pas à ajouter en surface de la terre de bruyère pour pallier le tassement naturel. Chaque année, à l’automne, pour maintenir un niveau d’acidité au sol, ajoutez du terreau Terre de Vie® pour plantes de terre de bruyère “TRUFFAUT“. Au printemps, pour favoriser la floraison, nourrissez vos massifs avec de l’engrais plantes de terre de bruyère et hortensias “TRUFFAUT“ ; et pour vos plantations en pots apportez de l’engrais liquide terre de bruyère “TRUFFAUT“.


Les plantes de terre de bruyère mises en scène


Leur diversité et leur élégance font le bonheur des paysagistes. Bien entendu, les plantes de terre de bruyère associées entre elles sont capables de nous émerveiller à tout moment de l’année par leur floraison, leur parfum, leurs couleurs variées, leur feuillage automnal ou leur verdure persistante en hiver. Mais, la compagnie d’autres végétaux ayant des exigences similaires - conifères, arbustes, vivaces, bulbeuses - ajoute une touche plus naturelle et enrichit encore les effets saisonniers. Vous les retrouverez sur l’illustration sous l’appellation “Un Ami”. Voici sur 100 m2, le résultat de cette fructueuse association.


Une terrasse, la fraîcheur d’un sous-bois fleuri

Protégés du soleil direct et du vent dominant par des jeux de treillage, les arbustes de terre de bruyère retrouvent ici les conditions idéales à leur plein épanouissement. Dans des bacs et des jardinières d’environ 40 cm de profondeur, une large palette d’espèces peut être cultivée sans le moindre souci. Il est ainsi facile de multiplier les surprises au fil des saisons. Des plantes vivaces (hosta, pervenche), des bulbes printaniers (anémone ‘Blanda’) et estivaux (bégonia tubéreux) profitent également de la fraîcheur des lieux pour enrichir les couleurs et les textures du décor.
Publié en 21/02/2003

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