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Plantes de pépinière

    Magnifique balade à la bambouseraie d'Anduze

    La ville d’Anduze, où se mêlent les parfums du Midi et l’air des Cévennes, abrite un site étonnant unique en Europe : la Bambouseraie® dont le parc de 34 hectares invite au plus lointain des voyages.

Le rêve d’un passionné

La Bambouseraie® est née du rêve d’un Cévenol passionné de botanique : Eugène Mazel. Il achète en 1855 le domaine pour acclimater les plantes que ses voyages en Orient lui ont permis de découvrir. Il fait creuser plus de 5 kilomètres de canaux, pour capter l’eau du Gardon d’Anduze et l’apporter à ses chers bambous. Il plante de nombreuses espèces de bambous et d’autres plantes exotiques. Ruiné, il est obligé de vendre son domaine en 1890. Gaston Nègre le rachète en 1902 et entreprend le sauvetage des collections, tâche poursuivie par son fils, Maurice Nègre à partir de 1948. Depuis 1977, c’est Muriel Nègre, fille de Maurice, et son mari Yves Crouzet, ingénieur horticole, qui gèrent et développent le parc et les pépinières, toujours avec passion.





Voyage vers la sérénité


Pour nous, qui ne connaissons du bambou, que les tiges séchées dont on fait tuteurs et cannes à pêche, visiter la Bambouseraie® d’Anduze est une expérience unique. Dès l’entrée, vous êtes ailleurs, au cœur d’un monde différent. Vous avancez dans l’allée, au milieu d’une forêt de bambous dont les hautes tiges s’élancent gracieusement à plus de 15 mètres de hauteur et vous vous sentez très loin, quelque part en Asie où le bambou est un arbre sacré. C’est une forêt très singulière que vous découvrez pas à pas, où se mêlent bambous et plantes exotiques. D’abord, vous ne vous lassez pas d’admirer l’élégance  des bambous aux tiges vert bleuté qui se mesurent aux Séquoias  dont les troncs majestueux se dressent le long de l’allée principale. Puis, vous vous surprenez à respirer autrement, votre esprit s’apaise. Vous trouvez là, le dépaysement, la découverte d’une flore inconnue… Le plus étonnant, en effet, est peut-être l’impression de sérénité qui émane des bambous et qui vous rend plus “zen”. L’esprit est décidément ailleurs. Votre oreille capte le son caractéristique des tiges de bambous que le vent entrechoque, le chant des oiseaux, le murmure de l’eau qui court dans les canaux d’irrigation... Tout comme vous, les autres promeneurs n’élèvent pas la voix, la magie du lieu opère. Ici, un bosquet de bambous aux tiges jaune strié de vert (des Phyllostachys pubescens ‘Bicolor’), là ce sont des bambous à tiges noires qu’on croirait laquées (des Phyllostachys nigra). Au détour du sentier, c’est un superbe magnolia qui arrête votre regard, le plus grand d’Europe ! Plus loin, vous pourrez admirer un ginkgo biloba, “l’arbre aux 40 écus”, sacré en Orient. Vous levez les yeux et vous découvrez étonné le très curieux feuillage d’un pseudotsuga douglasii : cet immense sapin de Douglas présente une excroissance due à un champignon microscopique, ressemblant à  un “balai de sorcière”.

... et le chemin vous mène dans un village laotien

Soudain, la forêt s’éclaircit, des bananiers rustiques mêlent leurs grandes feuilles au fin feuillage des bambous, et vous vous retrouvez dans un village laotien. Des palmiers dressent leurs houppes près de maisons entièrement faites de bambous. Près de l’une d’elles, à l’orée de la forêt, des barrières (de bambou bien sûr) enclosent une parcelle  où  s’ébattent d’adorables cochons nains d’Asie tout noirs. Dans la clairière, un jardin potager laotien. Vous êtes bien là-bas, très loin. En parcourant les allées, vous débouchez sur la forêt de bambous géants, dont certains dépassent les 25 mètres ! Avec un peu de chance, vous pourrez même voir un peu partout des tiges nouvelles sortant du sol : les turions. Certains poussent d’un mètre par jour !… Au milieu de la forêt, vous vous arrêtez pour admirer le Pavillon de thé japonais. Offert par un sculpteur japonais, il ouvre ses portes lors des “cérémonies du thé”. L’œil est partout en alerte. Là, à vos pieds, vous remarquez une pelouse, impeccablement délimitée par une bordure. Mais oui, ce sont bien des bambous, mais des bambous nains (Pleioblastus  viridistriatus ‘Vagans’, Shibataea kumasaca…). Ils forment une longue haie basse et buissonnante. Ailleurs, c’est la pelouse elle-même qui est constituée de bambous (Pleioblastus pumilus, Pleioblastus fortunei…). Cela nous rappelle que le bambou n’est pas un arbre mais une herbe, une graminée, dont plus de 200 espèces sont rassemblées ici, de la plus petite à la plus grande. En allant vers la ferme, vous empruntez une allée bordée de palmiers de Chine dont beaucoup de jeunes pousses se sont implantées naturellement au milieu des bambous. Cette espèce, introduite il y a plus d’un siècle, est capable de résister au froid : l’hiver à Anduze, le thermomètre peut descendre jusqu’à - 18 °C !

De l’eau, naît un jardin…

Laissez-vous guider par le bruit de l’eau qui mène vos pas jusqu’au jardin aquatique. Nénuphars, lotus, jacinthes d’eau  s’épanouissent  et ondulent à la surface de l’eau au gré du courant. Un éclair coloré dans l’eau attire votre regard : ce sont de superbes carpes Koï aux couleurs chatoyantes. Du jardin aquatique, vous gagnez les serres en verre : splendides ! Et plus loin, vous vous perdez avec délice dans le labyrinthe en bambous bien sûr ! Et maintenant, flânez à loisir, tout ici est fait pour le plaisir des sens !


La Bambouseraie® d’anduze
30140 Générargues
Tél. : 04 66 61 70 47
Ouvert tous les jours à partir de 9h30 en journée continue (heure de fermeture variable selon la tombée de la nuit). du 1er mars au 15 novembre.
Pour en savoir plus :
www.bambouseraie.fr
Publié en 20/03/2003

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