Les dossiers conseils le jardin

Les dossiers conseils de Plantes pour balcons et terrasses

Plantes pour balcons et terrasses

    Palmiers au salon

    Palmiers au salonTouche distinguée dans les intérieurs classiques, élément graphique pour les décorations les plus actuelles, personnage à la présence réconfortante, le palmier possède un charisme qui éclipse les autres plantes. D’après les connaisseurs, il diffuse des énergies positives en plus de dépolluer l’atmosphère de nombreuses substances comme le benzène ou le formol. Il encourage l’harmonie et l’affection au sein de la famille, tout en empêchant les énergies négatives de pénétrer dans la maison. Ce sont les espèces originaires de sous-bois qui se montrent les plus résistantes en appartement.

Seul, installé sur une console pour mettre en valeur son port gracieux, le palmier d’intérieur trône. La noblesse de sa silhouette n’a besoin d’aucun faire-valoir. Elle dégage une présence qui compense largement l’investissement de départ dans un beau sujet (les palmiers poussent lentement, ce qui explique leur prix) et quelques petites attentions lui feront conserver sa beauté optimale.

Ce prince des climats tropicaux et subtropicaux peut tout aussi bien jouer le rôle
principal d’une scène de jardin d’intérieur. Les feuillages ronds et pleins, ainsi que les variétés de plantes vertes panachées ou colorées, font ressortir les formes graphiques et l’aspect brillant des palmiers. Le palmier d’intérieur semble retrouver son milieu d’origine avec une aisance naturelle.

On peut donc utiliser à volonté le palmier d’intérieur comme un “instrument de mode”  ou comme un arbre d’intérieur. Dans tous les cas, vous l’aiderez à s’épanouir en reconstituant, tuant, autant que possible, les conditions de son milieu d’origine. Cela est plus facile pour les espèces vivant à l’état sauvage dans des milieux ombragés, relativement secs et à la température comprise entre 20°C et 25°C de façon constante : le Kentia (Howea forsteriana), peu exigeant en lumière, le Chamaedorea, inscrit au club des “increvables”, le Phoenix roebelenii, dattier du Mékong, le Livistona, palmier éventail qui porte si bien son nom, ou le Rhapis, palmier-baguettes qui nous arrive de... Chine.

Les cocotiers, les palmiers du genre Areca, dont on tire la noix d’arec, responsable de l’arôme des cachoux, ainsi que ceux du genre Washingtonia, avec leurs feuilles en forme d’éventail à demi-replié, ont besoin en revanche, d’un maximum de lumière. Ce sont, en effet, des palmiers de soleil : comme chacun sait, les cocotiers prospèrent sur les rivages ensoleillés des îles tropicales ; les deux autres sont respectivement originaires de Malaisie et de l’Arizona. Tous trois résistent bien aux oublis et aux absences d’arrosage. En revanche, seul l’Américain accepte mieux l’ambiance sèche caractéristique de nos appartements.

Astuces anti-sécheresse

Le seul détail à ne pas négliger concerne l’hygrométrie, c’est-à-dire le taux d’humidité dans l’air ambiant. Si les palmiers poussent dans le désert, n’oublions pas que c’est dans les oasis, surmontées du fameux brouillard humide, que les assoiffés croient voir lorsqu’ils sont victimes d’un mirage ! Quant aux espèces de sous-bois, elles sont originaires de forêts tropicales à l’atmosphère plus ou moins saturée d’eau. Disons qu’en moyenne, nos palmiers réclament un taux d’hygrométrie mesuré à 50%. Sachant que la moyenne de nos intérieurs est de 20%, comment gagner ces 30% manquants, sans pour autant étouffer dans une moiteur de mousson ?

Réponse à la devinette : surtout pas en arrosant plus ! Aimer une ambiance humide ne signifie pas aimer avoir les pieds trempés… Au contraire : les cocotiers, par exemple, vivent dans des sols secs et sableux. Leurs racines sont habituées à avoir soif et leur feuillage compense en absorbant la vapeur d’eau.

L’Areca et bien d’autres reçoivent dans leur forêt d’origine un peu de pluie tous les jours et ce toute l’année. Ils ne baignent pas pour autant dans l’eau car ils poussent dans des terres légères et filtrantes, volcaniques parfois.

Deux astuces faciles à appliquer offriront à vos palmiers d’intérieur un confort dont ils sauront vous remercier : posez le pot dans une large soucoupe remplie de billes d’argile. Maintenez ces billes absorbantes bien humides. Grâce à l’évaporation naturelle, les palmes recevront un petit nuage de vapeur d’eau personnel. Petit coup de pouce supplémentaire, surtout en période de fonctionnement du chauffage : brumisez le feuillage (uniquement le dessous des feuilles) à l’aide d’un petit pulvérisateur. Choisissez de préférence un modèle décoratif, que vous pourrez laisser à portée de main. Non seulement cela vous évitera les oublis, mais cela maintiendra l’eau à température ambiante.

Un détail qui a son importance : les palmiers détestent l’eau glacée ! Effectuez ce petit geste affectueux au moins une fois par jour (cela demande environ 1 minute par palmier) : finies les pointes des feuilles desséchées ! Pensez également à nettoyer le dessus des feuilles (en retirant la poussière).

À chaque palmier sa pièce préférée

Le salon représente la pièce de prédilection pour la plupart des palmiers d’intérieur. Non seulement c’est là que nous profitons le mieux de leur présence, mais le micro-climat local leur convient souvent.
Placez les Areca, Washingtonia, Ravenea et cocotiers le plus près possible d’une baie vitrée bien exposée. Ils aimeront recevoir le soleil. Les Licuala, Chamaedorea, Howea et Livistona craignent en revanche les rayons les plus forts, rendus encore plus brûlants par l’effet loupe des vitres. La solution est très simple : placez-les près d’une baie vitrée munie de voilages. N’oubliez pas, en hiver, d’ouvrir les voilages avant de partir le matin afin qu’ils bénéficient d’un maximum de lumière à cette période difficile.

Dans la forêt tropicale claire, le Phoenix et le Rhapis poussent entre des arbres plus grands qui filtrent l’excès du soleil de midi, sans pour autant empêcher une luminosité importante. Pour eux, préférez un angle lumineux recevant une lumière filtrée par un voilage durant une bonne partie de la journée, mais sans soleil direct.

Les palmiers de forêts tropicales ombreuses comme le Caryota s’accommoderont d’un fond de pièce lumineux ou d’une entrée un peu sombre.
Tous se montreront ravis de vous suivre au jardin durant la belle saison.
Attention : il faudra alors choisir une exposition mi-ombragée et à l’abri du vent de préférence, car ils ne sont pas habitués au plein soleil, ni même au plein air.

Régime sec en hiver, abondance en été

Si certains palmiers vivent dans des contrées au climat chaud et humide toute l’année, la plupart des espèces sont habituées à l’alternance d’une saison sèche et humide. Même s’il ne s’agit pas d’un véritable hiver, la saison sèche s’accompagne de températures plus fraîches (15°C à 25°C). La saison des pluies coïncide avec les plus fortes chaleurs.

Le palmier d’intérieur retrouve plus ou moins son élément naturel dans nos salons, à condition qu’ils ne soient pas surchauffés et/ou que les pots ne soient pas situés trop près des radiateurs ou de la cheminée. En raison de la très faible luminosité naturelle qui caractérise l’Europe d’octobre à février-mars, ils seraient de toutes façons incapables d’assurer leur croissance.

Rappelons que c’est la lumière qui permet le processus de photosynthèse nécessaire à la fabrication de nouveaux tissus.
Nos palmiers entrent donc en “repos” dans le courant de l’automne et doivent alors rester au régime sec. Donner à boire et à manger à une personne en train de dormir est évidemment tout à fait contre-indiqué ! D’octobre à février, maintenez le terreau
légèrement humide, afin d’éviter la déshydratation. N’apportez aucun engrais.

Au printemps, avec l’allongement de la durée du jour, l’apparition de nouvelles palmes va reprendre de façon spectaculaire. Le palmier aura alors besoin d’être soutenu dans cet effort par des arrosages abondants et réguliers. Attention ! N’oubliez pas de vider l’eau en excès, recueillie dans la soucoupe.

Aidez la plante à fabriquer de belles palmes solides et bien vertes en la nourrissant de façon équilibrée. Tous les 15 jours, de fin mars à septembre, diluez dans l’eau d’arrosage une dose d’engrais liquide plantes vertes TRUFFAUT.

Rempotage superflu

L’engrais apporte en quelque sorte les vitamines mais ne remplace pas une alimentation riche. Cette dernière se fait par l’intermédiaire du terreau. Or les palmiers développent naturellement peu de racines et apprécient donc de vivre à l’étroit dans leur pot.

Il suffit de rempoter tous les 2 à 3 ans, au mois de mars ou avril dans un pot légèrement plus grand. Dans l’intervalle, grattez la surface du pot au printemps et remplacez le vieux terreau récupéré par du terreau neuf, additionné de compost.

LES FICHES PALMIERS

Howea forsteriana
Nom commun : Kentia.
Origine : Ile de Lord Howe
à 1000 kms au sud-est de l’Australie.
Exposition : Le Kentia apprécie les grandes baies vitrées exposées sud-est et voilées
en été.
PARTICULARITES : Le Kentia craint les atmosphères confinées et enfumées, ainsi que  les excès d’eau au niveau des racines.

Phoenix roebelenii
Nom commun : Dattier du Mékong.
Origine : Bords du Mékong au Laos et en Thaïlande.
Exposition : Lumineuse toute l’année : pensez à ouvrir les voilages durant la journée de septembre à avril.
PARTICULARITES : À la fois très résistant aux excès d’eau et à une atmosphère relativement sèche, ce palmier est une bénédiction pour les maladroits et les distraits. C’est le préféré des studios d’étudiants.

Livistona chinensis
Nom commun : Latanier de chine, palmier fontaine.
Origine : Chine, Japon, Taiwan.
Exposition : Evitez le soleil direct de juin à septembre.
PARTICULARITES : Cette variété est rustique sur la côte méditerranéenne. Vous pouvez l’utiliser en palmier d’extérieur, sur la terrasse ou le balcon, de juin à septembre, et le rentrer dans un lieu très éclairé, et plutôt frais (15°C à 20°C) durant le reste de l’année. Idéal si vous avez peu de place, car il pousse lentement.

Licuala grandis
Nom commun : Licuale éventail.
Origine : Forêts primaires et zones marécageuses d’Australie et des Nouvelles Hébrides.
Exposition : Lumineuse en automne et hiver, ombrée durant tout l’été. Une baie vitrée abritée par un store durant les journées chaudes convient. Vous pouvez aussi changer de place le palmier selon les saisons.
PARTICULARITES : Ce palmier demande une hygrométrie (taux d’humidité dans l’air) maximale : placez le pot sur un lit de billes d’argile toujours humide et brumisez régulièrement le feuillage à l’eau tiède. Idéal pour les vérandas, voire les cuisines et les salles de bain lumineuses, plus humides que les salons.

Washingtonia
Nom commun : Washingtonia mexicain.
Origine : Mexique, Californie.
Exposition : Pleine lumière et même plein soleil. Ce palmier aime passer l’été en plein air. Sinon, la proximité d’une baie vitrée laissée souvent ouverte lui conviendra.
PARTICULARITES : En automne et en hiver, éloignez votre Washingtonia de toute source de chaleur pour le laisser se reposer tranquillement, et espacez les arrosages. Si vous avez une véranda, ce sera l’endroit idéal pour lui en hiver.

Rhapis excelsa
Nom commun : Palmier-baguettes.
Origine : Sud de la Chine.
Exposition : Mi-ombre.
PARTICULARITES : Pour éviter le dessèchement de l’extrémité des feuilles, brumisez régulièrement le feuillage avec de l’eau à température ambiante. Ne rempotez que lorsque les racines sortent du pot par le trou de drainage : les Rhapis aiment vivre à l’étroit dans leur pot.

Ravenea rivularis
Nom commun : Ravénéa des berges.
Origine : Madagascar.
Exposition : Lumière et soleil direct accepté.
PARTICULARITES : C’est un gourmand qui deviendra plus beau si vous enrichissez son
terreau avec du compost. Arrosez aussi souvent que nécessaire (dès que le terreau sèche en surface) de mars à octobre. Versez l’eau doucement, en plusieurs fois, afin que le substrat s’imprègne à coeur.

Caryota mitis
Nom commun : Palmier céleri.
Origine : Asie du sud-est (Malaisie, Philippines, Indonésie).
Exposition : Mi ombre, jamais de soleil direct. La proximité d’une fenêtre exposée nord-est ou nord-ouest (sans voilage) convient, ainsi qu’une baie vitrée plus lumineuse mais voilée de rideaux relativement opaques.
PARTICULARITES : Palmier produisant de nombreux rejets au pied, un peu à la façon du céleri en branches ! Ce gourmand demande un terreau enrichi en compost et une fertilisation régulière (engrais “plantes vertes” tous les 10 jours).

Cocos nucifera
Nom commun : Cocotier.
Origine : Régions côtières tropicales.
Exposition : Pleine lumière toute l’année. La proximité d’une baie vitrée est souhaitable. L’hiver, pensez à ouvrir les voilages en cours de journée.
PARTICULARITES : Le cocotier est habitué à la forte hygrométrie (taux d’humidité dans l’air) des îles “des Mers du Sud”. Placez un humidificateur d’air sur le radiateur. Posez votre pot sur un lit de billes d’argile maintenues humides et brumisez le feuillage le plus souvent possible. Pour y penser, laissez à proximité un pulvérisateur décoratif.

Dypsis lutescens
Nom commun : Areca, Aréquier.
Origine : Madagascar.
Exposition : Lumière très vive. Ce palmier ne craint pas le plein soleil. Mais attention à l’effet loupe des vitres ! Sortez-le sur la terrasse en été.
PARTICULARITES : L’Areca a besoin d’un taux d’hygrométrie (taux d’humidité dans l’air ambiant) de 50%. Placez-le sur un lit de billes d’argile maintenues humides. Vaporisez les feuilles avec de l’eau tiède ou ayant reposé à température ambiante.

Chamaedorea
Nom commun : Petit
palmier de montagne.
Origine : Mexique, Guatemala.
Exposition : Ce palmier craint les rayons du soleil direct. Il aime pourtant la lumière. La proximité d’une d’une fenêtre bien exposée mais munie de voilages, est idéale.
PARTICULARITES : Ce palmier pousse lentement. C’est sans doute l’espèce la plus parfaitement adaptée aux conditions de nos intérieurs.

Publié le 08/08/2003
/images/jardin/dossiers-conseils/footer_fond_fiche.gif
Résultats Fiches conseils :