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Tour du monde au jardin
Le jardin de VirginieCe serait un jardin de souvenirs de vacances.
Yucca rapporté d’un voyage dans les grands espaces américains, acanthe trouvée lors d’une lune de miel en Italie, azalée offerte par de lointains amis japonais...
Un rêve limité par les réglementations ! Il n’empêche que chaque petit coin du jardin ou de la terrasse est peuplé de voyageuses qui nous invitent, par la mémoire ou l’imagination, chez elles, à l’autre bout du monde.
Tout est “géant” aux Etats-Unis, c’est bien connu.
Là-bas, les arbres prennent leur aise. On y trouve d’ailleurs les espèces les plus grandes du monde. Une glycine grimpant à la conquête du ciel par l’intermédiaire d’une pergola suffit à donner une impression de vigueur verdoyante, en décuplant le point de vue par un effet de trompe-l’œil.
Vous avez été marqué par les plaines désertiques et leurs étendues de cactus et de plantes de la famille de l’agave ? Votre yucca vous remémorera ce souvenir tous les jours.
Vous rêvez de vastes prairies s’étendant à perte de vue ?
Une plate-bande de graminées, rudbeckias couleur de soleil et gauras légers comme des flocons de neige les reproduiront fidèlement, pour vous tout seul.
Un espace de liberté
Dans les frais jardins de Virginie, on ne trouve pas de broderie florale au petit point mais de vastes aplats de fleurs. Le regard s’étend loin, jusqu’à un fond d’arbustes laissés libres de s’épanouir. Le jardin se fond dans la nature environnante, on ne décèle pas de clôture. Il est apaisant. L’art de vivre propre à cette “vieille” région des Etats-Unis peut être évoqué par des fauteuils en rotin laqué de blanc ou une colonne de style néo-classique en pierre reconstituée.
Les plantes originaires de l’est américain ont l’avantage non négligeable d’être très rustiques. Certaines d’entre elles sont déjà bien connues de nos jardins et se plaisent dans toutes nos régions, y compris les plus rudes. Reproduire leur habitat naturel en miniature fera toute la différence ! Ainsi les gauras, rudbeckias et buissons de kalmias s’étendent à perte de vue dans la Grande Prairie comme les boutons d’or dans nos vieux vergers. D’autres appartiennent à des espèces spécifiques des forêts d’Amérique du Nord, comme l’élégant cornus de Floride, avec ses branches étalées en “étages” qui se couvrent de grandes bractées roses ou blanches au printemps, ou encore l’hortensia à feuilles de chêne, l’un des plus grands et l’un des seuls à ne pas venir d’Asie. Tous deux se caractérisent par une beauté opulente et généreuse.
Précieux, rare et méconnu, l’éphémère de Virginie (Tradescantia x andersoniana) est une solide plante dont les tons nacrés illuminent les sous-bois américains au printemps. Laissez-la exprimer toute sa poésie et sa spontanéité en la plantant au pied des arbres et arbustes.
Publié en 10/02/2003
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