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Avec Ernest Turc, bulbiculteur
Direction l’Anjou, son ciel doux, les rives majestueuses de la Loire, ses châteaux et ses jardins.
Christophe Vastel, chef de produits chez TRUFFAUT nous fait découvrir un partenaire de talent, reconnu et choisi pour son savoir-faire en matière de bulbes : l’entreprise Ernest Turc. Ici, de génération en génération, la famille Turc cultive la passion des tulipes, renoncules et autres bulbes. De la création d’une nouvelle variété à l’emballage final, tout est “fait maison”. Et quand les technologies de pointe épaulent un savoir-faire traditionnel, la qualité est au rendez-vous.
On aimerait être à la place de ces flâneurs qui parcourent les champs de dahlias multicolores. Ils se penchent, semblent admirer la transparence d’un “cactus-dentelle”, le velouté d’un décoratif rouge... Il ne s’agit pourtant pas de promeneurs mais des techniciens les plus chevronnés du site de Brain-sur-l’Authion. Leur œil exercé traque l’apparition de pucerons, virus ou autre cataclysme (problème sanitaire). Une seule plante touchée et il faut réagir immédiatement par un soin adapté voire même parfois arracher la plante atteinte et ses voisines. La garantie de bulbes sains passe par ce travail d’expert, patient et minutieux. « Mon arrière-grand-père sillonnait sans relâche les sentiers de montagne pour récolter et colporter des plantes alpines, raconte Philippe Turc. C’est mon grand-père qui a quitté le massif de l’Oisans, en Haute-Savoie, pour devenir bulbiculteur à Angers. La persévérance fait donc partie de notre tradition familiale ! ».
Une passion : la création
De la persévérance, il en faut beaucoup pour créer une nouvelle variété de tulipe, de renoncule ou de dahlia car toujours plus “performantes”, les nouveautés chassent bien sûr les variétés démodées. Néanmoins, celles-ci restent appréciées et sont toujours proposées dans le catalogue Ernest Turc qui comporte plus de 1000 variétés !
Il faut tout d’abord que l’horticulteur sélectionne individuellement, pour leur beauté et leur robustesse, des “parents”. Après fécondation manuelle, au pinceau, l’obtenteur attend les graines qui en résulteront. Une fois semées, ces dernières ne donneront pas tout de suite des hybrides spectaculaires. Il faudra de nouveaux essais pour voir enfin apparaître la tulipe aux pétales frangés ou la renoncule blanche ourlée de rose que l’on espérait... Il peut ainsi s’écouler 10 ans !
Plusieurs années sont ensuite nécessaires pour tester la nouvelle variété. Les couleurs sont-elles stables ? La plante se montre-t-elle robuste et résistante ? Est-elle facile à reproduire ? Après multiplication, ses “enfants” conservent-ils les mêmes qualités ? S’ils montrent une tendance à dégénérer ou à attraper des maladies, la nouveauté est éliminée impitoyablement. On peut dire que sur 3000 semis, 100 nouvelles formes ou coloris seront sélectionnés, mais 10 nouvelles variétés seulement arriveront jusqu’au consommateur. La collaboration avec l’Institut National de Recherche Agronomique est essentielle pour la création de certaines variétés. Le laboratoire intégré Florinov, lui, les régénère et les optimise grâce aux techniques in-vitro.
Une étape délicate : la multiplication
« Il faudra encore plusieurs années pour disposer d’un nombre suffisant de bulbes à commercialiser », explique Philippe Turc, qui représente la nouvelle génération de la famille avec Jean-Charles Turc et leur beau-frère Michel Velé. Sur les plus beaux individus, on prélèvera des boutures (dans le cas du dahlia par exemple) ou des bulbilles (bulbes-fils) qui naissent sur les côtés des bulbes de tulipes ou de narcisses. Après un, deux ou trois ans de culture, ils seront adultes et pourront à leur tour être multipliés.
Dans les jardins, les plus gros bulbes donneront les plus belles fleurs. Les soins apportés à leur culture prennent donc toute leur importance : arrosage et apports de nourriture doivent être savamment dosés pour obtenir des bulbes de bonne taille qui se conserveront bien et fleuriront généreusement à coup sûr. Les conditions météorologiques interviennent également, mais il est difficile de les maîtriser !
Seule une solide expérience permet d’éviter leurs éventuels effets néfastes.
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a culture de la qualité
Quittons les champs pour découvrir les locaux réservés au stockage et au conditionnement. Ici, c’est la fièvre de l’ensachage ! Tous solidement formés et pour beaucoup aussi passionnés que leurs patrons, les employés trient et emballent délicatement les bulbes que nous planterons dans les jardins à l’automne : jacinthes, tulipes...
Ce travail n’est qu’en partie automatisé pour éviter tout choc aux bulbes, ainsi que tout risque d’erreur sur la variété. Voilà sept “oignons” bien fermes dans un filet astucieusement aéré, muni d’un carton sur lequel est imprimée la photo de la fleur prometteuse, résultat de 30 ans de recherche et de passion pour certaines. L’entreprise Ernest Turc est la dernière société européenne à intégrer toutes les étapes de la vie d’un bulbe, depuis la création variétale jusqu’à la culture, l’ensachage et la commercialisation.
À l’heure où des bulbes de toutes provenances font l’objet d’échanges à grande échelle sur le marché international, maîtriser toute la chaîne est évidemment un gage de qualité. C’est pour ces raisons que TRUFFAUT, soucieux de répondre à une demande de plus en plus exigeante, a choisi de proposer à sa clientèle des bulbes sélectionnés en partenariat avec Ernest Turc. En s’épanouissant quelques mois après la plantation, la fleur de votre cœur vous le dira mieux que personne : “dans ma corolle, je concentre 130 ans de passion” !
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