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Les grandes feuilles
Enfoncez-vous dans la jungle mystérieuse de Birmanie, parcourez la savane arborée d’Australie, envolez-vous vers l’Amazonie luxuriante, descendez le fleuve Congo au milieu des falaises de verdure, faites le tour du monde… sans sortir de chez vous !
Il vous suffit pour cela de garnir votre intérieur confortable et douillet de plantes originaires des régions équatoriales et tropicales de la planète. Dame Nature s’est vraiment surpassée pour habiller ces contrées de verdure, inventant les silhouettes les plus étranges, les feuillages les plus polymorphes…
Profitez de cette richesse végétale pour créer un décor exotique qui vous fera rêver. Vous pouvez ainsi collectionner les plus grandes feuilles du monde tropical…
Ou bien combiner les lianes géantes et les arbres exotiques pour recréer un petit bout de forêt équatoriale dans votre salon…
Ou encore ne choisir que les plantes les plus insolites, pour renforcer l’originalité de votre intérieur.
Des feuilles trouées pour les courants d’air
Originaire du Guatemala et du Mexique, le Monstéra constitue un excellent représentant des plantes qui peuplent les forêts tropicales. Se développant dans les sous-bois, cette liane porte de très grandes feuilles qui peuvent atteindre 1 m de diamètre.
Ces dimensions exceptionnelles permettent au Monstéra de capter le maximum d’énergie lumineuse et de réaliser la photosynthèse nécessaire à son développement malgré l’ombre qui règne dans le sous-bois.
Mais la grandeur même de ces feuilles pourrait les rendre fragiles, facilement déchirables par le vent. Ce n’est pas le cas grâce à un système astucieux. Au fur et à mesure de leur évolution, elles se sont perforées peu à peu, ce qui permet maintenant au vent de passer au travers sans les endommager.
Des feuilles ressemblant à des plumes géantes
Les feuilles allongées du Bananier évoquent les grandes plumes des oiseaux. Elles sont en effet parcourues d’un réseau de nervures bien caractéristique de cette espèce : une importante nervure principale portant une double rangée de nervures secondaires.
Apparaissant en creux sur le dessus de la feuille et en relief sur sa face inférieure, les nervures jouent un rôle fondamental dans le métabolisme de la plante. Il s’agit en effet de véritables vaisseaux permettant la circulation de tous les éléments nutritifs dont la plante a besoin.
Ils répartissent dans la feuille l’eau et les sels minéraux, puisés dans le sol par les racines et véhiculés par la tige. Ces vaisseaux collectent et transportent tous les glucides synthétisés par la feuille.
Ceux-ci encore pourront ensuite être diffusés dans toute la plante et particulièrement se concentrer dans les bananes… pour notre plus grand plaisir gustatif !
Des feuilles aux formes délicates
Si les plantes sont capables de produire elles-mêmes les glucides qui les constituent, à partir de la lumière, d’eau et de gaz carbonique, c’est parce qu’elles contiennent un étrange pigment vert, la chlorophylle qui permet la photosynthèse. Voilà qui explique l’omniprésence du vert dans le monde végétal…mais toutes les feuilles ne sont pas entièrement de cette couleur. Certaines présentent des marbrures de blanc ou de crème, dues à l’absence de chlorophylle ou à la présence de bulles d’air. D’autres comme celles de l’élégant Caladium, se parent de divers tons allant du rouge au rose et dessinant les motifs les plus variés, avant de tomber à l’automne.
Ces feuilles contiennent de nombreux pigments colorés qui viennent se superposer à la chlorophylle.
Des feuilles étincelantes
Comparable à notre peau, l’épiderme des feuilles est destiné à les protéger de toutes les agressions extérieures : radiations solaires, chocs ou attaques parasitaires. Il est recouvert d’une couche quasiment imperméable à l’eau, la cuticule, qui leur évite aussi la déshydratation. L’épiderme se couvre parfois de dépôts de cires qui renforcent cette imperméabilité.
Ce sont ces couches cireuses qui donnent la brillance aux feuillages, comme nous le montre le Spathiphyllum. Le revers est généralement plus mat et plus perméable. C’est là, en effet, que se situent les stomates, les pores de la plante, qui permettent les échanges d’eau, d’oxygène et de gaz carbonique.
L’éventail
Comme la plupart des plantes vivant dans des régions chaudes, le Washingtonia développe de grandes feuilles pour capter beaucoup d’énergie lumineuse.
La photosynthèse devient maximale lorsque ces feuilles sont bien rigides et disposées perpendiculairement aux rayons du soleil. Pour qu’elles restent dans cette position et ne ploient pas malgré leur largeur et leur faible épaisseur, le Washingtonia a mis au point un « truc » particulièrement ingénieux : les feuilles sont plissées en forme d’éventail. Vous pouvez vérifier l’efficacité de cette astuce en faisant de même avec une feuille de papier. Tenue à une extrémité, la feuille lisse fléchit alors qu’elle reste parfaitement rigide lorsqu’elle est pliée et transformée en éventail.
La nature a devancé l’art du pliage et intégré les lois de la physique bien avant nous…
ASTUCES :
La poussière compte parmi les ennemis les plus redoutables des plantes à grandes feuilles. Outre l’aspect terne qu’elle donne au feuillage, elle diminue l’activité chlorophyllienne et limite la croissance des plantes. Pour les débarrasser de la poussière ainsi que de toutes les particules de graisse, utilisez les carrés de beauté « KB ». Ces essuie-feuilles en voile textile doux imprégné d'une émulsion minérale sans alcool sont tout indiqués pour les feuilles lisses et rigides telles celles des Ficus, des Yuccas ou des Spathiphyllums.
Ne les employés pas pour les feuilles veloutées (Bégonias à feuillage) ou trop fragiles (Caladium). Utilisez pour celles-ci un sèche-cheveux (position minimum) qui conjugue air et chaleur pour dépoussiérer ces feuilles « fragiles ».
Publié en 20/03/2003
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