Que se passe t-il si l'on « ne met rien dans son jardin » ?
Nombre de jardiniers s’imaginent bien faire en « ne mettant rien » dans leur jardin. Ils évitent, certes,
certains déséquilibres, mais ils en provoquent d’autres :
– La baisse progressive du taux d’humus :
l’humus, substance organique issue de la transformation des matières végétales et animales
incorporées au sol, est le facteur principal de la fertilité d’un jardin. De façon tout à fait normale et
naturelle, cet humus se dégrade en permanence, par oxydation au contact de l’air. S’il n’est pas
renouvelé, il finit par disparaître et, avec lui, la capacité du sol à nourrir des cultures.
– L’appauvrissement du sol en éléments nutritifs :
ces éléments sont apportés en permanence au sol, pour une part, grâce à des phénomènes naturels. L’azote de l’air, notamment peut être fixé par des bactéries ou des algues présentes dans le sol et
mis plus tard à la disposition des plantes. Les pluies d’orage, la neige et la pollution atmosphérique
sont aussi des sources d’azote (et de soufre).
Les autres éléments indispensables aux plantes ne sont pas renouvelés de cette manière ; les
plantes les prélèvent dans le sol sans que cela soit compensé par un apport naturel. Le sol possède des réserves mais, tôt ou tard, apparaît une carence, c’est-à-dire le manque de tel ou tel élément.
On observe alors que certains légumes ou arbres fruitiers ne poussent plus aussi bien, les feuilles prennent des colorations insolites.