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Nymphea : la fine fleur des plantes de bassin
Avec comme mot d'ordre "qualité", Nymphea est aujourd'hui un partenaire privilégié de TRUFFAUT pour la production des plantes de bassin. Spécialiste de la production de plantes ornementales et épuratrices depuis plus de 20 ans, Nymphea s'est donné comme philosophie, celle du "business correct*" ! Rencontre avec Philippe PROHIN, son directeur.

Avec comme mot d'ordre “qualité”, Nymphea est aujourd'hui un partenaire privilégié de TRUFFAUT pour la production des plantes de bassin. Spécialiste de la production de plantes ornementales et épuratrices depuis plus de 20 ans, Nymphea s'est donné comme philosophie, celle du “business correct*” ! Rencontre avec Philippe PROHIN, son directeur.
Le rôle des plantes de bassin : la phytoépuration
Le rôle des plantes aquatiques est essentiel dans le maintien de l'équilibre biologique d'un bassin, quelle qu'en soit la taille : du simple pot de 20 litres qui accueille un nénuphar nain, au bassin de plusieurs mètres cubes peuplé de carpes koï. La décomposition des végétaux ou les déjections de poissons sont à l'origine d'un cycle naturel générant des nitrates, principale source de nourriture des algues. Il s'agit du phénomène de l'eau verte, et à terme, de la création d'une couche de vase. Par leurs besoins importants en éléments nutritifs, les plantes épuratrices ont le pouvoir d'absorber ces nitrates.L'entreprise gardoise située à mi-chemin entre Nîmes et Montpellier emploie aujourd'hui une douzaine de personnes. Un accent particulier est mis sur le travail des handicapés, puisque Nymphea a signé un partenariat avec “l'arbre à pain”, un réseau professionnel d'insertion et fait appel à des employés de Agri30, entreprise adaptée.
DES ANNÉES DE MISE AU POINT
Les horticulteurs spécialisés dans les plantes aquatiques ne sont pas très nombreux en France. Mais ceux spécialisés dans les plantes épuratrices encore moins. « Ces plantes sont pourtant essentielles dans la vie du bassin » affi rme Philippe PROHIN. L'entreprise est aujourd'hui passée maître en la matière grâce à un substrat de culture qui a demandé plusieurs années de mise au point. « Nous sommes arrivés à une formule parfaite pour notre production, moitié argile pure, tourbes brune et blonde, et zéolite », précise l'horticulteur. Ce mélange réussit particulièrement bien aux plantes qui font partie du “top 10” de la production, comme les papyrus, iris d'eau, typha, carex et autres phragmites. L'entreprise produit aussi une trentaine de variétés de nénuphars, sans oublier le roi des plans d'eau, le lotus, décliné en une quinzaine de couleurs.
UNE BIODIVERSITÉ PRÉSERVÉE
Les bassins et les serres se sont peuplés naturellement d'une faune, parfois envahissante, Philippe PROHIN attestant : « En été, il est diffi cile de tenir une conversation téléphonique dans les serres, avec le vacarme incessant des grenouilles et des reinettes ! ». Mais si les batraciens sont là, ce n'est pas par hasard. Ils ont senti la manne nourricière des larves d'insectes qui ont trouvé ici un univers idéal pour grandir. Les alevins des poissons font également partie des menus ! La présence de poissons rouges n'est pas fortuite non plus. Ils ont été volontairement mis dans les bassins pour brasser l'eau autour des racines des plans, et ainsi améliorer les échanges entre les substrats de culture et l'eau. Et ce n'est pas tout ! La prolifération des grenouilles est maîtrisée par les couleuvres, qui elles mêmes, sont les proies des poules d'eau. Un véritable écosystème !
Nymphea en chiffres
• Création en 1990• 12 salariés
• Surface de l'exploitation : 2 hectares
• Surfaces des serres bassins : 7000 m2
• Environ 200 espèces cultivées
• Plus de 500 000 plantes produites par an
PRODUCTION RAISONNÉE ET RESPECT DE L'ENVIRONNEMENT
Nymphea a depuis longtemps pris parti pour les engrais organiques naturels, comme le sang séché et le guano. Cependant, selon les besoins particuliers de certaines plantes, l'appel à des compléments solubles chimiques est inévitable, mais toujours raisonné. Les désherbants et les insecticides sont la plupart du temps naturels. Les mauvaises herbes sont retirées à la main, et la lutte contre les parasites se fait par le biais des insectes auxiliaires. « Nous avons introduit dans les serres différents insectes se nourrissant d'aleurodes ou d'acariens par exemple. Des pièges à phéromones sont également utilisés pour capturer d'autres insectes particulièrement ennuyants ». C'est cette volonté de développement durable, contraignante, mais avec le moins d'impact possible sur l'environnement, qui fait dire à Philippe PROHIN : « nous faisons du business correct* ! ».
Clin d'oeil...
Comment parler de nymphea sans avoir une petite pensée pour Claude Monet qui prenait tant de plaisir à peindre cette fl eur si envoutante ? Il est fort probable que Georges Truffaut, Père des Établissements TRUFFAUT, ait eu de longues conversations sur cette fleur avec son ami et confident Claude Monet, lors d'une de ses visites dans ses jardins de Giverny (27).Publié le 01/04/2010
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