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Les dossiers conseils de Plantes pour le jardinPlantes pour le jardin
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Comment grimpent-elles ?
Les volubiles
Exubérantes et d'une vigueur sans égal, les grimpantes volubiles s'enroulent toutes seules autour de piquets, fils de fer, mailles de treille... qu'elles trouvent sur leur passage. Leur rapide croissance verticale en cercles successifs continus (la circummutation) leur permet de rejoindre le support sans aide, donnant ainsi l'impression d'avoir un caractère très indépendant ! Chèvrefeuille, glycine et jasmin demandent une treille ou une pergola pour croître harmonieusement. L'ipomée, la mina lobata et la Suzanne-aux- yeux-noirs annuelles plus légères n'ont besoin que d'un arceau, d'un treillage ou de simples fils tendus sur un mur.

Les vrilles
Ampélopsis, cobée, capucine, passiflore entre autres comptent sur leurs vrilles pour se fixer solidement à leur support. Ces vrilles sont foliaires quand elles sont issues de la transformation d'une feuille, ou raméale quand c'est une tige qui a pris cette forme, la vigne en est un exemple. Les vrilles peuvent être simples ou ramifiées comme sur le pois de senteur.
Pour la clématite, c'est le pétiole de la jeune feuille qui s'enroule au fur et à mesure de la croissance des tiges. Tous ces organes de fixation sèchent en automne mais continuent à maintenir les tiges sur leur support en hiver et attendent la pousse de printemps.
Les crampons
Le système de fixation de certaines grimpantes passe par la production de racines adventives disséminées le long des tiges. C'est ce que l'on appelle des crampons. Ces racines s'accrochent aux supports rugueux, de quelque nature qu'ils soient, et permettent à la plante de grimper sans aucune aide extérieure. Elles n'ont pas de rôle nourricier et il leur suffit d'un peu d'humidité pour prospérer. Le lierre et l'hortensia grimpant en sont les meilleurs exemples.
Les ventouses
La fixation la plus efficace est celle employée par la vigne vierge : ses tiges sont munies de minuscules mais énergiques ventouses qui se collent sur le support ! Que celui-ci soit lisse ou rugueux importe peu, la plante s'en accommode. Ces ventouses en forme de disques adhésifs sont très résistantes et laissent des traces même sèches. Il est donc prudent de bien réfléchir à l'emplacement d'une vigne vierge, car elle y restera de nombreuses années !
Les rameaux épineux
Très ingénieux, le système adopté par les rosiers, ronces et bougainvillées est une adaptation d'un trait de leur caractère : puisque les tiges sont épineuses, autant s'en servir pour s'accrocher au support ! Les épines acérées deviennent ainsi de simples crochets prêts à tenir sur une écorce d'arbre, sur un mur irrégulier ou un grillage. Par contre, elles ne sont d'aucune utilité sur un mur lisse. Il leur faudra alors l'aide de fils ou d'un treillage.
Les sarmenteuses
Ces tiges sarmenteuses sont les seules à ne pas pouvoir grimper sans l'aide du jardinier ! C'est le cas du jasmin d'hiver et du solanum qui produisent de longues tiges souples. On peut les attacher sur un treillage, les passer par-dessus un muret pour que leurs tiges en retombent joliment ou encore les conduire sur des arceaux à condition de les palisser au fur et à mesure de leur croissance. Choisissez des attaches qui ne blessent pas les tiges et prenez soin de ne pas trop les serrer.
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