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Les dossiers conseils le jardin

Les dossiers conseils de Plantes pour le jardin

Plantes pour le jardin

    Planter des vivaces c'est favoriser la biodiversité

    Planter une grande diversité de vivaces, permet de multiplier les sources de pollen, nectar, graines, refuges. Une démarche pour favoriser la biodiversité animale utile à l’équilibre du jardin.

La biodiversité commence au jardin :

À l’échelle de la planète, on comprend l’intérêt de protéger des espèces menacées comme l’ours polaire, la baleine à bosse ou le panda… Cependant, la disparition de la petite faune de proximité est tout aussi problématique. En effet, il suffit qu’un seul maillon de la chaîne composant un écosystème disparaisse pour briser l’équilibre d’un milieu donné (biotope). Cultiver la biodiversité sur son pas-de-porte n’est donc pas une simple vue de l’esprit. Il s’agit simplement de reproduire à l’échelle de son jardin l’un des principes fondamentaux de Dame Nature. Si, bien entendu, les vivaces ne sont pas les seules à peser sur cet équilibre, leur diversité facilite aisément la tache des jardiniers.

Les vivaces mellifères et nectarifères :

Pourquoi certaines fleurs ont-elles plus que d’autres la faveur des insectes butineurs ? Le nectar, cette substance sucrée secrétée à la base des pétales, joue un rôle attractif majeur. Rapporté à la ruche, il sera transformé en miel. Quant au pollen, riche en protéines, c’est la nourriture vitale des insectes adultes et de leurs larves. C’est donc en privilégiant les espèces les plus généreuses en nectar et en pollen que vous pouvez le mieux participer à la survie de la petite faune des jardins. En les installant dans vos massifs, vous pouvez à la fois vous faire plaisir et donner un fabuleux coup de pouce aux insectes butineurs. Les populations d’abeilles, nous le savons, ne cessent de régresser. Il en est de même pour les bourdons, les papillons, les syrphes…


Les vivaces « casses-graines »  :

Après la floraison, beaucoup d’espèces arborent différentes formes de fructifications : baies, épis, panicules, ombelles, plumets… Les laisser perdurer en automne jusqu’en fin d’hiver n’est pas seulement une quête d’esthétisme, il s’agit aussi (et surtout) d’assurer le couvert des oiseaux granivores (mangeurs de graines) : bouvreuil, chardonneret, linotte, mésange, pinson, rouge-gorge, verdier… Nous en avons besoin pour l’équilibre biologique de nos jardins.




Les vivaces refuges :

Autrefois on coupait sans remord les plantes vivaces au ras du sol avant l’hiver, pour faire plus propre ! Pour les jardiniers écologistes, ce geste est une pure aberration. C’est en effet se priver d’un spectacle gratuit et charmant, lorsque le squelette de la plante se dessine sous les perles de rosée ou se pare d’un liseré givré. C’est aussi supprimer le refuge hivernal d’une foule de petites bêtes : coccinelles, chrysopes, pontes de papillons… Les tiges sèches et creuses, comme celles des graminées, jouent le même rôle protecteur que les abris proposés en jardinerie. Même les hérissons, fidèles amis des jardiniers, viennent hiberner dans le nid isolant des plantes vivaces et plus particulièrement des graminées. Un seul mot d’ordre : ne rien couper avant la fin de l’hiver. Pour attirer les insectes butineurs, privilégiez les vivaces proches des espèces fleurissant dans la nature. Tous sont d’actifs pollinisateurs. Grâce à leur action, les fleurs fécondées vont porter des fruits puis donner des graines, elles aussi utiles à la petite faune de nos jardins.

Publié le 23/09/2010
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