De jardin en jardin
De jardin en jardin par Truffaut
TRUFFAUT propose une liste non exhaustive de jardins que vous pourrez visiter et admirer. De ces découvertes, nous espérons que vous retiendrez la passion et l'expertise des végétaux des créateurs de jar²din.
Bonnes visites de jardins.
L'équipe TRUFFAUT.
Les informations communiquées n'engagent en rien TRUFFAUT, nous vous recommandons donc de contacter directement les organisations gérant ces jardins afin ue vous puissiez organiser sans souci vos visites.
La liste que nous vous proposons comporte 38 jardins à visiter. Vous pouvez faire vos recherches en sélectionnant les régions de France qui vous intéressent.
3 fiches jardin en Ile-de-France
- Domaine de Vaux-le-Vicomte77950 Maincy
- Château de Courson91680 Courson-Monteloup
- Château de Saint-Jean-de-Beauregard91940 Les Ulis
Domaine de Vaux-le-Vicomte
Premier exemple de jardin à la française créé par André Le Nôtre entre 1656 et 1661. Sur un espace de 33 hectares, et selon un axe dominant long de 1500m et large de 300m, Le Nôtre réalisa des terrasses successives ornées au premier plan de fleurs et de broderies de buis, de pelouses au second plan agrémentées de bassins petits et grands. La vue générale ménage des surprises au fur et à mesure de la promenade. Le Nôtre a tracé à Vaux la grammaire du jardin classique dont il déclina partout ailleurs les exercices et les variations.
Informations pratiques
Domaine de Vaux-le-Vicomte
77950 Maincy
Téléphone : 01 64 14 41 90
Site internet : www.vaux-le-vicomte.com
Domaine de Vaux-le-Vicomte
De tous les jardins créés par André Le Nôtre, c’est celui de Vaux le Vicomte où l’on découvre le plus clairement le génie de cet architecte paysagiste.
Ce chef-d’oeuvre est le fruit de la rencontre amicale entre Nicolas Fouquet et les trois artistes qui ont signé Vaux; Le Nôtre était l’un d’eux. A Vaux le Vicomte, il n’y avait rien, rien d’autre que des pâturages, des rivières, des bois, deux hameaux et un vieux château que Fouquet avait acheté en 1641.En quelques années, des collines sont arasées, des vallons comblés, une rivière détournée, une autre canalisée en sous-sol, pour réaliser une plate-forme de 70 hectares rigoureusement axée Nord-Sud, longue de 3 000 mètres et large de 300 mètres
La perspective Nord-Sud est le trait dominant du jardin. Du Nord où elle prend naissance, elle descend vers le château, le traverse par trois arcades qui captivent le regard, s’allonge au Sud du château en terrasses successives, plonge à la rencontre de la rivière Anqueuil qui s’agrandit en miroir sur son parcours, puis s’élève vivement au-dessus des Grottes pour se poursuivre à travers la forêt jusqu’à l’horizon invisible.
Ce parcours strict dans son dessin enchante la vue limitée sur les côtés par les arbres de haute tige ou des charmilles et la dirige jusqu’à l’Hercule en haut de la dernière colline ; cette perspective unique ménage aussi des surprises, laissant deviner des transversales et donnant l’illusion que le pied des Grottes baigne dans le dernier bassin carré, alors que les Grottes sont en fait 250 mètres plus loin, au delà d’un canal, perpendiculaire à l’axe majeur, long d’un kilomètre, et qui reste dissimulé jusqu’au dernier pas de la promenade. L’enchantement et le charme naissent de la justesse des rapports entre toutes les parties qui composent le jardin, d’un équilibre qui fait croire à la symétrie. Les eaux jaillissantes ou réfléchissantes qui occupent dans ce jardin autant d’espace que les allées ou les pelouses, y introduisent le reflet du ciel. “
De plus, les bassins jouent un rôle primordial pour “ralentir” la perspective, faire croire au promeneur que les distances sont faibles : les petits bassins sont disposés au début du jardin, les plus grands à l’autre extrémité. C’est un “trucage” efficace : l’inverse aurait donné l’illusion contraire, une perspective infinie.
Un jardin est fragile. A peine créé et révélé au monde que ses créateurs, les Fouquet, en sont chassés. Dix ans plus tard, au retour de Madame Fouquet à Vaux, il renaît. Le Maréchal de Villars, deuxième propriétaire de 1705 à 1734, prend le plus grand soin du décor végétal. Son fils est en revanche peu exemplaire : il passe pour avoir vendu les tuyauteries en plomb qui alimentaient les bassins. Quant aux Choiseul, de la branche des Ducs de Praslin, successeurs des Villars, ils ne seront pas constants dans les efforts nécessaires pour entretenir ce grand ensemble. Et, en 1847, après le drame qui endeuille cette famille, tout est laissé à l’abandon. Ce n’est pas un jardin qu’acquiert Monsieur Sommier en 1875 : ce sont des friches et des pâturages bons pour la chasse.
Alfred Sommier, qui veut redonner vie au domaine, se rend très vitre compte que la restauration du jardin est nécessaire à la beauté du château. Ce travail de restitution du jardin de Fouquet est réalisé tout entier par Monsieur Hélie Lainé - dont on ne sait quasiment rien - et, plus tard, certains parterres sont complétés par les Duchêne père et fils, qui, après après la première guerre mondiale, restituent les broderies de buis au pied de la façade Sud du Château.
L’avenir du plus enchanteur des jardins de Le Nôtre est aujourd’hui riche de projets qui compléteront la persévérante reconstitution commencée par Monsieur Alfred Sommier, il y a 125 ans. Le premier vise la restitution de 16 bassins encore manquants, dont la magique allée d’eau aux murs de cristal liquide conduisaient les pas du visiteur, du Rond d’Eau à l’Arpent d'Eau. Deux autres étapes seront atteintes avec la restitution du Parterre des Fleurs et lors de la remise en exploitation du Potager.
Les jets d'eau
Deux fois par mois, à partir du 27 mars comme au XVIIème siècle, les jeux d’eau animent les bassins et les cascades du jardin alimentés par gravité à partir d’une réserve d’eau souterraine située entre La Gerbe et l’Hercule. Des aqueducs souterrains de plusieurs kilomètres de long distribuent l’eau par un réseau de près de dix kilomètres de tuyauterie. Comme dans tous les jardins français du grand siècle, le rôle des eaux et de l’architecture est considérable. Les uns sont l’accompagnement inévitable de l’autre. « Fouquet avait divisé une rivière en mille fontaines et réuni mille fontaines en torrents » se plaisait à dire Mademoiselle de Scudéry et d’ajouter encore« on a l’esprit rempli de ce que l’on a vu, de ce que l’on voit et de ce que l’on sait que l’on va voir, on a même le plaisir d’entendre le doux murmure de tous ces petits jets d’eau qui, par l’égalité de leur aimable harmonie, sont propres à faire rêver doucement
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