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Chaleur et plantes

L’été 2003 restera dans toutes les mémoires pour les effets catastrophiques qu’a eu la canicule sur la population et l’environnement. Nos plantes, elles aussi, ont souffert de cet épisode exceptionnel par son intensité.

Comment réagissent les végétaux à une sécheresse prolongée ? Comment s’hydratent les plantes et quels sont leurs besoins exacts ? Mieux connaître leur fonctionnement nous permettra de les aider efficacement lors du prochain coup de chaleur.

L’usine végétale

Comme nous, les plantes sont constituées en majorité d’eau. Comme nous également, elles transpirent en rejetant au travers de leurs feuilles l’eau absorbée par leurs racines. Sous l’effet d’une forte chaleur, elles transpirent énormément et peuvent souffrir de déshydratation !

Leurs feuilles, constituées à 80% d’eau, sont revêtues sur toute leur surface inférieure de stomates comparables aux pores de notre peau. C’est par ces stomates que s’échappe 95% de l’eau qu’elles absorbent. Du gaspillage ? Au contraire, le signe que la machine fonctionne parfaitement.
Lorsque nous arrosons une plante, l’eau s’infiltre vers les racines, s’enrichissant au passage d’éléments nutritifs présents dans le sol. Une boisson pompée aussitôt par les milliers de poils absorbants présents sur les racines des plantes bien installées. Passant juste sous l’écorce, cette sève brute, comme on la nomme, monte sans tarder réhydrater les tissus assoiffés du feuillage.

 

Le cactus Carnegia Gigantea, par exemple, est ainsi capable de pomper plus d’une tonne d’eau pour profiter des rares averses de son désert natal.
Par quel miracle circule-t-elle ainsi au mépris de l’attraction terrestre ? Tout simplement par l’effet de “pompe” engendré par l’évapotranspiration des feuilles, sous l’effet des différences de pression entre les racines et les feuilles.
Imaginons un arbre qui ne transpirerait plus.
Il ne pourrait pas faire monter dans sa ramure les 500 litres d’eau qu’il est capable de boire en une seule journée. Il serait donc victime de “coups de soleil”. Car en restituant 450 litres d’eau dans l’atmosphère, il assure la régulation de sa température interne, la circulation de sa sève et l’hydratation idéale de ses tissus.
Et les 50 litres restants ? Très précieux, ils sont utilisés par la plante pour se nourrir, grâce au processus de la photosynthèse. En effet, les plantes jouissent de l’extraordinaire faculté de fabriquer de la matière vivante à partir de minéraux ; elles sont dites “autotrophes” (se nourrissant elles-mêmes).
Ingrédients de la recette : eau, gaz carbonique de l’air, lumière solaire. Les atomes des deux premiers sont synthétisés, sous l’effet catalyseur du troisième, pour obtenir des sucres. Sucres qui donneront à la plante l’énergie de produire de nouvelles cellules, c’est-à-dire de pousser.
La dernière étape du circuit est la redescente de l’eau en surplus dans le tronc et les racines, sous la forme d’une “sève enrichie” qui permettra à la plante de stocker de l’énergie.
  

Adaptation naturelle au climat

Certaines espèces habituées à survivre dans les régions arides ont été obligées d’inventer, au fil de leur évolution, des parades efficaces contre la chaleur et la sécheresse.

Certaines possèdent ainsi des racines atteignant plusieurs dizaines de mètres, permettant de capter la moindre goutte d’eau disponible. D’autres, comme le thym ou le romarin de nos garrigues, ont diminué la taille de leurs feuilles pour limiter l’évapotranspiration, jusqu’à les transformer en épines dans le cas des cactus !
Chacun a déjà pu observer les feuilles épaisses, coriaces, paraissant enduites de cire des plantes de climat sec comme le laurier-rose ou l’eucalyptus. Cela leur permet de moins transpirer et de limiter la pénétration de la chaleur dans les tissus. De même pour le curieux duvet, ressemblant parfois au pelage d’un animal, qui recouvre les feuilles de l’hélichrysum ou de la sauge argentée.
Sachez profiter des performances de ces espèces dites “heliophiles” dans vos massifs ensoleillés. Certaines sont rustiques, c’est-à-dire qu’elles résistent également au froid. Mais n’oubliez pas que, si elles se montrent extraordinairement robustes face au manque d’eau, elles sont de ce fait sensibles à l’excès d’humidité en hiver. Réservez-les aux terrains bien drainés.

 

Les réactions des plantes face à la chaleur

Chaleur, sécheresse et rayonnement solaire intense caractérisent la canicule. Une véritable agression pour les plantes adaptées à un climat plus clément.

S’il est vrai pour le laurier-rose que “plus le soleil tape, plus il fleurit”, le fuchsia, par exemple, est habitué dans ses montagnes natales à de fraîches et réparatrices températures nocturnes. Et si le yucca est conçu pour résister à des sécheresses prolongées, l’exotique impatiens elle-même souffre au delà de 30 °C.
Lorsque la température augmente, la croissance des plantes est dopée. Une élévation de 10 °C fait ainsi doubler ou tripler la rapidité des échanges chimiques de la plante, donc la photosynthèse. Mais lorsque le thermomètre atteint 35 °C, c’est l’inverse qui se produit. Pour se protéger et limiter ses besoins en eau, la plante limite son activité. Elle cesse de pousser et d’émettre des boutons à fleurs.
Un temps très ensoleillé est synonyme d’intensité lumineuse violente.
Si les plantes ont besoin de belles journées pour capter au maximum l’indispensable lumière, elles sont comme nous : “trop, c’est trop !”.
On voit ainsi certaines plantes comme les hortensias ou les impatiens, même abondamment et quotidiennement arrosées, “piquer  du nez” en milieu de journée, puis reprendre leur allure normale en fin d’après-midi. Il s’agit d’une réaction naturelle face à un rayonnement excessif. D’autres, comme les plantes panachées, subissent parfois des brûlures irréversibles sur les feuilles dont la pigmentation blanche ou jaune est plus fragile.

Le pire, bien sûr, c’est lorsque le sol devient sec. Il n’est plus possible alors pour la plante de réguler ses fonctions par l’évapotranspiration. Elle ferme en grande partie ses stomates, une attitude de préservation dont les pores de notre peau ne sont, eux, pas capables. Pour compléter cette action, les bambous et les graminées par exemple, enroulent leurs feuilles. Les arbres et arbustes vont jusqu’à en laisser tomber une partie. Des parades efficaces en cas de sécheresse de courte durée. Si la canicule se prolonge, elles peuvent même s’auto-amputer d’une ou plusieurs de leurs branches, ce qui ne compromet pas leur survie.

Des solutions efficaces pour aider nos plantes

Ne nous laissons plus prendre au dépourvu. Si nous ne pouvons, en effet, protéger nos plantes contre les températures excessives, nous pouvons les aider à rester splendides malgré les aléas climatiques.

Quelques astuces très efficaces les aideront à mieux résister. Des techniques à utiliser dès le début de l’été, en prévention.

- LE DÉSHERBAGE :
Des massifs propres, c’est plus joli. C’est aussi indispensable pour que toute l’eau disponible soit réservée aux “bonnes plantes”. Les mauvaises herbes se servent en effet au passage, non sans s’attribuer la meilleure part, grâce à leur robustesse et leur vitalité généralement supérieures à celles de nos fleurs préférées.
Il est donc important de désherber.

- LE PAILLAGE :
La terre nue subit une évaporation importante. En outre, elle “croûte” ou elle se lisse sous l’effet alterné des orages et du soleil, empêchant l’eau de s’écouler convenablement vers les racines. Le secret de plantes épanouies et verdoyantes, même sans arrosages réguliers, tient en un seul mot : le paillage. Il consiste à épandre un matelas de matériau naturel aéré entre les plantes. Non contente d’économiser un arrosage sur trois, cette technique maintient une température bienfaisante au niveau du sol. Elle empêche aussi l’apparition de
mauvaises herbes.
Vous pouvez utiliser les écorces de pin, de la même couleur que la terre et d’aspect bien net. Comme elles acidifient le sol, on les conseille plus particulièrement pour les massifs d’hortensias et d’arbustes dits de terre de bruyère. Ailleurs, le paillis de lin a l’avantage d’être léger et joliment doré.
Pour améliorer la rétention en eau de votre sol, il suffit de faire un apport annuel de terreau ou de tourbe. Vous pourrez alors compter sur une baisse de 10 à 15% de l’évaporation. Vos plantes sauront en outre vous remercier rapidement du confort ainsi apporté à leurs racines, et ce en pot comme en pleine terre.
Sous climat sec et dans les terres très filtrantes (sableuses notamment), vous pouvez aller encore plus loin en mélangeant à la terre de plantation des billes de Polyter. Cette invention géniale n’est autre qu’un hydro-rétenteur (contenant en plus un fertilisant) qui permet d’économiser 50% des arrosages durant 3 ans.

- Privilégiez les arrosages :
Arroser au bon moment, avec la juste dose, s’avère à la fois efficace, économique et moins contraignant. Rien de compliqué, seulement une réponse logique au mode de fonctionnement des végétaux.

 • En été, arrosez le soir, surtout en période de forte chaleur. ”À la fraîche”, voire à la nuit tombée, la totalité de l’eau d’arrosage ira à destination, c’est-à-dire aux racines. Nos plantes auront toute la nuit pour boire à volonté. En pleine journée, l’évaporation due à la chaleur serait trop importante.

 • Arrosez généreusement 1 à 2 fois par semaine, voire 2 à  3 fois en période de canicule, plutôt que un peu tous les jours. Une trop faible quantité d’eau ne descendra pas à plus de 5 cm sous la surface et cet arrosage superficiel régulier incitera les plantes à développer leur réseau de racines à fleur de terre, au lieu de s’ancrer profondément dans la fraîcheur du sol. N’hésitez pas à effectuer des sondages pour vérifier l’effet de vos arrosages. Selon la qualité du terrain et les espèces, on doit apporter de 5 à 10 litres d’eau par mètre carré à chaque arrosage.

 • Attention : le cas des plantes en pot est particulier. Elles n’ont pas la possibilité de rechercher l’humidité en profondeur et disposent d’une réserve très limitée. Il ne faut donc pas hésiter à arroser chaque jour en période de chaleur. Comptez 1 à 2 litres d’eau pour 10 litres de substrat. L’erreur à
 éviter : laisser de l’eau stagnante dans les soucoupes qui pourrait faire pourrir les racines.

 • Douchez rapidement vos plantes au jet réglé en pluie fine, chaque soir par temps chaud. Nommé bassinage, ce geste très apprécié a pour double effet de diminuer de plusieurs degrés la température interne de la plante et d’abreuver efficacement les plantes. Les “stomates” (pores) qui se situent sous les feuilles contribuent à l’hydratation des tissus. Une exception toutefois avec les plantes à feuillage duveteux ou sensible aux maladies (rosiers, géraniums, primevères...) qui n’aiment pas rester mouillées.

 

 

 

 

 

 

 

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