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herbes pampa

Tout savoir sur les plantes invasives et envahissantes

Publié le 24 sept. 2020

On entend souvent parler des plantes envahissantes ou invasives, sans toutefois bien les connaître. Plantes exotiques ou indigènes, à proscrire ou à surveiller pour limiter leur expansion, découvrez tout ce qu’il faut savoir sur les plantes invasives.

On entend souvent parler des plantes envahissantes ou invasives, sans toutefois bien les connaître. Plantes exotiques ou indigènes, à proscrire ou à surveiller pour limiter leur expansion, découvrez tout ce qu’il faut savoir sur les plantes invasiv

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Indigènes, naturalisées, invasives… le distinguo !

mimosa d'hiver

Le mimosa d'hiver, plante soumise à des restrictions partielles

Notre territoire compte plus de 5 000 espèces végétales sauvages indigènes, c’est à dire naturellement présentes sans intervention humaine. On les distingue des plantes exotiques qui ont été introduites volontairement par l’homme pour son alimentation ou leurs qualités ornementales. Les plantes exotiques peuvent aussi s’être invitées accidentellement en voyageant incognito avec d’autres semences ou lors du transport des marchandises !

Certaines de ces plantes exotiques ont réussi à s’émanciper des lieux cultivés et à se disperser dans un milieu favorable pour vivre en autonomie et se multiplier : elles se sont naturalisées. On en compte plusieurs centaines dans notre environnement. 

Si la grande majorité s’est fondue harmonieusement dans le paysage, une centaine de plantes exotiques envahissantes sont considérées comme invasives par leur expansion rapide et leurs impacts négatifs sur l’environnement, la biodiversité indigène, l’économie et même la santé humaine par leur pollen allergisant ou leur sève caustique.

Comment les plantes invasives gagnent rapidement du terrain ?

Les espèces invasives produisent souvent une grande quantité de graines disséminées par le vent, les oiseaux, le pelage des animaux, les fourmis, les cours d’eau, les moyens de transport (voitures, camions, bateaux...).

Certaines drageonnent à toute vitesse et lancent des stolons ou rhizomes plusieurs mètres alentour. Leur éradication est compliquée quand les racines plongent à plusieurs mètres dans le sol !

Enfin, d’autres se multiplient facilement par boutures de racines ou de tiges. Un petit fragment laissé en terre donne rapidement une autre plante.

L’engagement de Truffaut dans la lutte contre les plantes invasives

Le code de conduite des plantes envahissantes

Truffaut s’est engagé aux côtés de nombreux acteurs du monde végétal en adhérant à la démarche du Code de Conduite professionnel relatif aux Plantes exotiques envahissantes en France Métropolitaine initié par Val'hor (interprofession du végétal, horticulture et paysage).

Ce code de conduite a pour principal objectif de limiter l’introduction et la dispersion des espèces exotiques envahissantes reconnues par tous pour leurs impacts négatifs importants.

Les plantes à ne plus utiliser ou commercialiser

Une liste de consensus a été élaborée. Elle recense les plantes exotiques à ne plus produire, commercialiser, prescrire ou utiliser. Elle comporte de nombreuses plantes déjà interdites par la réglementation (règlement européen ou loi de modernisation de notre système de santé).

Citons notamment : ailante, ambroisie, herbe de la Pampa, jacinthe d’eau, élodée du Canada, rhubarbe géante du Chili, berce du Caucase, balsamine de l’Himalaya, lentille d’eau minuscule, faux arum, myriophylle du Brésil, renouée perfoliée, renouée du Japon, phytolaque d’Amérique, séneçon du Cap, solidage géant...

logo plantes envahissantes

Logo du code de conduite de l’Interpro Val’Hor

Les plantes à restrictions partielles

Le code comporte une deuxième liste végétale de plantes soumises à recommandations et à des restrictions partielles, car elles ne se montrent envahissantes et n’ont des impacts négatifs que dans certains contextes. Dans d’autres milieux, elles sont appréciées pour leurs qualités ornementales.

Citons notamment : le mimosa d’hiver (à greffer sur porte-greffe non drageonnant), l’érable negundo (favoriser les sujets mâles et à éviter en milieu humide et près des cours d’eau), la canne de Provence (circonscrire son expansion), arbre aux papillons ou buddléia (favoriser la production d’hybrides stériles, supprimer les inflorescences fanées), griffe de sorcière (ne pas utiliser en milieu insulaire ou à moins de 20 km des littoraux), laurier-cerise (à proscrire près des forêts acidophiles), rhododendron pontique (à proscrire dans certains départements : 14, 22, 29, 44, 50, 56), sumac de Virginie (favoriser la vente de cultivars moins drageonnants), aster de Nouvelle Belgique (favoriser des cultivars non drageonnants).

Les plantes envahissantes du quotidien

bambous traçants

Bambous traçants

Outre les « mauvaises herbes » indigènes (lamier, ortie, oseille…) qui nous imposent des travaux réguliers de désherbage, sarclage et paillage… des vivaces horticoles sont à éviter si on n’a pas le temps de surveiller régulièrement leur expansion. Sinon, elles auront tôt fait d’étouffer leurs voisines moins prolifiques. Bien sûr, on les garde si on souhaite profiter de leurs fleurs, de leurs fruits ou de leur effet couvre-sol dense toujours bienvenu dans les zones ingrates du jardin.

La culture en pot ou en bac sur le balcon ou la terrasse permet d’accueillir ces envahissantes sans problème. Elles sont circonscrites par leur contenant et limitées dans leur développement par le faible volume de terreau dont la fertilité s’épuise vite.

Le bon truc : dans les trocs jardin, beaucoup s’en débarrassent, méfiance ! Attention, les envahissantes des uns ne sont pas les envahissantes des autres. Des jardiniers chanceux sont envahis par les ancolies ou les monardes !

Méfiez-vous du lierre, de l’herbe aux goutteux même panaché (Aegopodion), des pervenches (Vinca), de certains asters, des bambous traçants, des lysimaques... Au potager, tenez à l’œil les menthes, les consoudes, l’ail des ours et les framboisiers !

Vous avez des questions concernant les espèces invasives et envahissantes ?

N’hésitez pas à nous contacter au 0 806 800 420.

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